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POUR COMPRENDRE LE BOUDDHISME EN UNE DEMI-HEURE

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Découvrir le Bouddhisme

POUR COMPRENDRE LE BOUDDHISME EN UNE DEMI-HEURE


QUESTION 1 :

Tout ce que je sais du bouddhisme c’est que c’est une religion intéressante parce qu’elle prêche pour la paix et la non-violence. Mais je n’en ai qu’une connaissance insuffisante. Pouvez-vous en une demi-heure me fournir les notions d’une base élémentaire, synthétique mais juste de cette religion ?


-  Réponse : Vous savez sans doute que le bouddhisme existe plus de 2 500 ans. A part le grand nombre des recueils officiels des prédications du Bouddha, il existe d’innombrables études, traités, commentaires des grands maîtres qui enrichissent encore ce sujet déjà très vaste et profond. C’est bien dommage que nous n’ayons pas le temps d’approfondir ce thème si important pour notre bonheur et pourcelui de l’humanité. Cependant, pour répondre à votre demande, nous allons essayer de nous limiter aux questions que les gens comme vous se posent le plus souvent.

QUESTION 2 :

Qu’est-ce que le bouddhisme ?


-  Réponse : C’est la manifestation de l’existence du Bouddha, du Dharma (son enseignement) et du Sangha (Ordre des Moines). Ce sont les trois éléments les plus importants du bouddhisme. Bouddha disait à ses disciples avant son entrée au Nirvana : "Ne soyez pas tristes et affligés par ma disparition, tant que mon enseignement et le Sangha existent, je suis toujours vivant en ce monde."

QUESTION 3 :

Qui est le Bouddha ?


-  Réponse : Le mot "Bouddha" vient du mot "Bodhi" qui veut dire sagesse. Un Bouddha est une personne complètement éveillée, une personne qui a atteint la perfection totale. Comme il y a une infinité de personnes ayant déjà atteint la perfection, il y a donc une infinité de Bouddhas.

Le dernier Bouddha qui s’est fait connaître sur terre est le Bouddha Sakyamuni, le fondateur du bouddhisme actuel. Il était né vers l’an 624 avant J.C. dans un petit pays au nord de l’Inde, près de l’Himalaya et du Népal actuel. Son père était le roi Sakya Souddhodana, dont le palais était abrité dans la citadelle de Kapilavastou. Sa mère, la reine Maya, mourut sept jours après sa naissance. Sa tante Prajapati, étant devenue reine, s’occupa de lui et l’aimait comme son propre fils. Jeune, il était connu en tant que prince héritier Sakya Siddharta. Marié à la princesse Yasodara, fille du roi Souprabouddha, il eut un fils, Rahoula. A 29 ans, il quitta le palais royal pour mener une vie d’ascète sous le nom de Gautama, à la recherche d’un remède pour guérir les souffrances humaines. A 35 ans, il atteignit l’éveil après 49 jours de méditation au pied de l’arbre de la bodhi, et devint le Bouddha Sakyamuni. Il passa le reste de sa vie à prêcher sa doctrine par monts et par vaux. Mille deux cent cinquante disciples fervents dont une partie avait quitté la vie familiale, allaient constituer autour du grand maître la première communauté bouddhiste, le Sangha. Le Bouddha mourrut à l’âge de 80 ans, à Kusinagara.

QUESTION 4 :

Qu’est-ce que le Sangha ?


-  Réponse : C’est la communauté formée de plus de quatre cent disciples fervents du bouddhisme qui ont reçu l’ordination majeure, l’ensemble des règles pour mener une vie pure et harmonieuse suivant l’enseignement de Bouddha. Ils doivent servir d’exemple et de guide pour aider les autres à comprendre la docdrine (Dharma) et à suivre le bon chemin du vrai bonheur. Dans le Sangha, il y a des moines appelés Bhiksus et des nonnes appelées Bhiksunis.

Les bouddhistes qui n’ont pas quitté leur vie familiale ne font pas partie du Sangha. Ils sont appelés Upasaka quand il s’agit d’un homme, Upasika quand il s’agit d’une femme.

QUESTION 5 :

Quel est l’enseignement du Boudhda ?


-  Réponse : L’enseignement du Bouddha (Dharma) se base sur l’observation de la vie courante : la vie est souffrance ; puis sur la recherche de la cause profonde de cette souffrance : l’ignorance ; sur l’expérience personnelle du Bouddha d’une vie bienheureuse sans souffrance ; et enfin sur les méthodes pratiques pour mettre fin à cette souffrance : la purification et la méditation. Bouddha a enseigné une multitude de méthodes qui peuvent se résumer ainsi : il faut se purifier pour pouvoir se concentrer, et se concentrer pour pouvoir méditer et développer sa sagesse. Quand la sagesse est pleinement développée, il n’y a plus de souffrance. C’est alors le vrai bonheur universel et non plus un bonheur relatif et temporaire. Bouddha nous transmet son expérience personnelle, les épreuves qu’il a traversées, les méthodes pratiques qu’il a expérimentées, les connaissances successives qu’il a acquises, le chemin qu’il a suivi. Il nous assure qu’en suivant le même chemin, chacun de nous peut devenir un Bouddha, un Bienheureux comme lui.

QUESTION 6 :

Les Bouddhistes ne sont-ils pas pessimistes en ne voyant que des souffrances dans la vie ?


-  Réponse : Pas du tout, on est pessimiste quand on ne trouve pas de solution devant une situation difficile. Ce n’esst pas le cas des bouddhistes.

Essayons d’analyser sommairement les souffrances humaines. Elles sont de deux sortes : physiques et mentales. Les souffrances physiques sont la faim, la soif, la vieillesse, la maladie, la mort, le manque de confort, l’indigence, l’incapacité... Les souffrances morales sont : la séparation de ceux qu’on aime, la réunion avec ceux qu’on hait, les désirs non satisfaits, les ambitions irréalisables...

Aux souffrances quotidiennes s’ajoutent la guerre, les épidémies, les catastrophes naturelles...

Certes, tout le monde connaît des moments de bonheur et de plaisir, mais combien de temps cela peut-il durer puisque cela est lié directement aux souffrances qui en découlent ? on est heureux d’avoir un enfant, mais on eet malheureux quand il est malade, quand il souffre, quand il fait des bêtises, quand il n’écoute pas les bons conseils, quand il est malheureux, et enfin quand il meurt...

Les bouddhistes, en pratiquant l’enseignement du Bouddha, constatent que leurs souffrances disparaissent au fur et à mesure de leur évolution dans la purification, dans la concentration, et dans la méditation. Ils sont don optimistes, puisque pour eux les souffrances ne sont pas inévitables.

QUESTION 7 :

Le bouddhisme est-il une philosophie ?


-  Réponse : Etymologiquement "philo" veut dire amour, et "sophie" veut dire sagesse. Si philosophie est amour de la sagesse, on peut dire que le bouddhisme est une philosophie, car la sagesse est la qualité la plus importante dans le bouddhisme, elle prédomine la foi et l’amour. Le travail d’un bouddhiste consiste à développer sa sagesse. Un bouddha est celui dont la sagesse est pleinement dévelopée.

D’une façon générale, la philosophie est l’étude rationnelle et expérimentale de la nature et de la vie. Avec cette définition, on peut dire aussi que le bouddhisme est une philosophie, car c’est grâce à son étude rationnelle et expérimentale de la nature et de la vie que Bouddha a développé sa doctine (Dharma).

Mais alors que l’objet de la philosophie est limité dans le monde phénoménal, l’objet du bouddhisme est sans limites, il s’étend à l’Univers tout entier et englobe toute chose. Le bouddhisme n’est pas seulement une étude rationnelle et expérimentée pour arriver à l’objectif final : le vrai bonheur, la libération totale de l’homme.

QUESTION 8 :

Le bouddhisme est-il une religion ?


-  Réponse : Si l’on entend par religion, la reconnaissance et le culte d’un dieu créateur tout-puissant de qui dépend la destinée humaine, le bouddhisme n’est pas une religion. Bouddha affirme que la destinée de l’homme dépend de lui-même, de sa pensée, de ses paroles, de ses actes. L’homme est complètement responsable de son bonheur comme de ses malheurs.

Si l’on entend par religion une organisation cultuelle avec des rites, des prières, on peut dire que le bouddhisme est une religion car les bouddhistes pratiquent le culte du Bouddha, du Dharma et du Sangha. Ils les considèrent comme des modèles parfaits à suivre.

QUESTION 9 :

Le bouddhisme est-il un humanisme ?


-  Réponse : Oui, en ce sens que le bouddhisme est une religion qui prend pour finalité la personne humaine et son épanouissement total. Bouddha nous révèle que la capacité de l’homme et immense, sans limites, mais que nos attachements limitent et conditionnent notre pouvoir. Il suffit de nous libérer de tous attachements pour retrouver notre pouvoir universel.

QUESTION 10 :

Bouddha est-il un Dieu ?


-  Réponse : Les bouddhistes considèrent Bouddha comme un grand maître, un être parfait, mais nons pas comme un Dieu tout-puissant, ni comme le créateur de l’univers. Bouddha lui-même ne prétendait jamais être un Dieu ou un messager de Dieu.

Dans le bouddhisme, la notion du Dharma peut être considérée comme l’équivalent de la notion de Dieu, créateur tout-puissant. En effet, le Dharma peut être considéré comme la force naturelle latente qui tent toujours à rétablir l’équilibre universel. Mais il ne faut pas personnaliser le Dharma en créateur ou en législateur. A part ce sens métaphysique, le mot "Dharma" veut dire aussi l’enseignement du Bouddha, ou simplement toute chose.

Dans le bouddhisme, on parle aussi des Dieux, des devas, qui ont la même signification que les Dieux dans la mythologie gréco-latine. Ce sont des formes de vie supérieures à l’homme mais encore imparfaites. Pour les bouddhistes, Bouddha est non seulement le grand maître de l’homme mais aussi celui des Dieux.

QUESTION 11 :

Pourquoi les bouddhistes se prosternent-ils devant les statues ? Peut-on dire qu’ils sont des idolâtres ?


-  Réponse : Je ne pense pas. Les idolâtres considèrent la statue comme leur Dieu tout-puissant qui a tous les droits de vie et de mort sur eux. Les bouddhistes, en se prosternant devant la statue du Bouddha, rendent hommage à leur grand maître et à son enseignement (Dharma) ; ils le considèrent comme un parfait exemple qu’il faut avoir toujours en tête.

QUESTION 12 :

Qui est-ce qui a créé le monde et l’univers ?


-  Réponse : Personne n’a créé le monde et l’univers. C’est imperfection de nos organes des sens qui nous fait percevoir le monde et l’univers à notre façon. C’est parce que nos yeux ne peuvent voir que des rayons lumineux de longueur entre 420 et 650 nanomètres, et que nos oreilles ne peuvent entendre que des sons de fréquence entre 20 hertz et 20 kilohertz, que nous percevons ainsi le monde et l’univers autrement. Bouddha disait : "Nous sommes tous dans le Dharma pur et serein, mais chaque être vivant perçoit le monde et l’univers à sa façon, selon son karma, c’est-à-dire selon sa nature actuelle qui est la conséquence de ses ambitions et de ses actions antérieures".

QUESTION 13 :

Qui est-ce qui a créé l’homme ?


-  Réponse : Personne n’a créé l’homme. C’est notre ignorance originelle qui a engendré notre existence à travers le temps. A l’origine le Dharma pur et serein. Dans cette sérénité règne la sagesse. A partir de la sagesse s’est élaborée la connaissance qui est notre ignorance originelle, car la connaissance implique la distinction entre celui qui connaît et les choses connues. Avec l’apparition de la connaissance, nous commençons d’ignorer notre nature première qui est le Dharma pur, serein, sans aucune distinction. C’est le commencement de la Chaîne des douze relations causes-effets : *1- L’ignorance originelle fait apparaître l’évolution (les actions). *2- L’évolution (les actions) fait apparaître la conscience. *3- La conscience fait apparaître les phénomènes. *4- Les phénomènes font apparaître les six organes des sens. *5- Les six organes des sens se mettent en contact avec les six phénomènes externes (les formes et couleurs, les sons, les odeurs, les saveurs, la matière, les idées). *6- Le contact fait apparaître les sensations (la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher, les sentiments). *7- Les sensations font apparaître les désirs. *8- Les désirs font apparaître les attachements. *9- Les attachements incitent aux actions. *10- Pour agir, il faut une existence, une vie. *11- L’existence évolue nécessairement vers la vieillesse et la mort. *12- La mort est le commencement d’une autre vie.

A partir de là, l’homme prisonnier de ses désirs et de ses attachements, patauge dans le courant infernal de la vie et de la mort, dans l’océan des passions et des souffrances. Il ne sait plus comment s’en sortir.

Pour notre libération, Bouddha nous conseille d’éteindre nos désirs, de briser la chaîne des attachements, d’être conscient que nous faisons partie du Dharma pur, serein et sans aucune distinction.

QUESTION 14 :

Qu’est-ce que la renaissance ?


-  Réponse : Il n’y a pas d’âme éternelle, mais il y a dans chaque être vivant une énergie vitale qui est la conscience. Après la mort, cette énergie vitale, toujours conditionnée par son karma, ses désirs et ses attachements, va trouver une autre forme d’existence ou de vie pour manifester son ego et réaliser ses souhaits. Elle sera alors conditionnée par le nouveau support matériel qui sera son corps et oubliera sa vie antérieure. Une personne sage, après sa mort, reste clairvoyante et peut choisir et planifier sa prochaine vie. Une personne moins évoluée, après sa mort, se laisse entraîner par son karma, ses désirs, ses attachements vers un nouveau support matériel qui lui convient.

QUESTION 15 :

Y a-t-il un enfer ?


-  Réponse : Oui, l’enfer est un lieu ou un état de souffrance intense. C’est la conséquence inévitable pour l’homme méchant qui a commis de mauvaises actions.

QUESTION 16 :

Qu’est-ce que le Nirvana ?


-  Réponse : Le Nirvana est un monde ou un état de bien-être sans souffrance. C’est la conséquence naturelle pour l’homme sage qui a éteint ses désirs et brisé ses attachements. Le Nirvana a plusieurs niveaux selon le degré de pureté acquis par chacun.

QUESTION 17 :

Quelle sont les méthodes pratiques dans le bouddhisme pour devenir un Bouddha ?


-  Réponse : Quand Bouddha était vivant, il a enseigné 84 000 méthodes correspondantes à 84 000 types de caractères humains. Maintenant, un bouddhiste averti doit choisir la méthode qui lui convient. Pour bien choisir la méthode, il faut d’abord trouver un bon maître. Voici quelques méthodes les plus répandues :
— Ayana ! Observer et méditer pour corriger nos erreurs et nos défauts, pour trouver l’origine première d’une chose.
— Méditer sur un squelette pour voir les souffrances et les vanités de la vie, pour abandonner notreattachementaucorpsetàlavie.
— Méditersur la saleté du corps humain pour abandonner notre attachements au corps et à la sexualité.
— Méditer sur l’impermanence des choses pour abandonner notre attachement à la propriété, à la richesse.
— Méditer sur la souffrance qu’entraîne la possession, pour éliminer nos convoitises. En effet, posséder un corps, c’est avoir des besoins, des maladies, des incapacités, des soucis de confort et d’insécurité ; posséder une maison, c’est avoir des obligations pour l’entretenir et pour la maintenir en ordre, des charges, des impôts et des taxes à payer.
— Méditer sur l’impermanence de notre mental pour supprimer notre attachement à notre ego. En effet, notre mental change constamment : tantôt gai, tantôt triste, tantôt calme, tantôt tourmenté, tantôt généreux, tantôt égoïsme... Où est donc le vrai moi permanent ?
— Anapanasati : Se concentrer sur la respiration pour maîtriser nos sentiments et le vagabondage du mental.
— La récitationdes dharanis (formules magiques)ou des sutras (recueils de l’enseignement du Bouddha).
— L’utilisation du chapelet et la récitation du nom du Bouddha Amitabha (NAM MO A DI DA PHAT).
— La méditation sur un Bouddha.
— La méditation sur un thème bouddhique : les Quatre Nobles Vérités, la Chaîne des Douze Relations Causes-Effets...

Pour être efficace, chaque méthode doit être appliquée avec des techniques précises indiquées par les grands maîtres. Cependant, Bouddha nous a indiqué les règles générales communes à toutes les méthodes ; c’est le Noble Chemin Octuple : * 1 - La vision ou compréhension juste/ * 2 - La pensée juste. * 3 - La parole juste. * 4 - L’action juste. * 5 - Les moyens d’existence justes. * 6 - L’effort juste. * 7 - l’attention juste. * 8 - La concentration juste.

Le qualificatif "juste" veut dire ce qui est bon pour nous-mêmes et pour autrui, ce qui est conforme au Dharma, à la vérité.

QUESTION 18 :

Quels sont les grands écoles du bouddhisme actuel ?


-  Réponse : Il existe actuellement deux grands écoles : *A) Le Theravada (le Petit Véhicule) ou l’école ancienne : C’est le bouddhisme conformiste qui essaie de respecter rigoureusement la tradition bouddhique du temps de Bouddha. Cette école se développe à Ceylan, au Népal, en Birmanie, en Thailande, au Cambodge, au Laos, en Indonésie. *B) Le Mahayana (le Grand Véhicule) : C’est le bouddhisme qui essaie de respecter la tradition bouddhique tout en s’adaptant aux milieux socio-culturels. Cette école se subdivise en trois branches :
— 1) Le Vajrayana (le Véhicule du Diamant), le bouddhisme tantrique du Tibet : C’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur les dharanis (formules magiques), les mudras (signes magiques), les mandaras (prières magiques) et sur le culte du Bodhisattva Avalokitesvara, manifesté au Tibet sous la forme masculine, nommé Tchenrézi.
— 2) La Terre-Pure : C’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur l’utilisation du chapelet et la récitation du nom du Bouddha Amitabha (NAM MO A DI DA PHAT).
— 3) Le Dhyana (Zen) : C’est le bouddhisme dont la pratique principale est contrée sur la méditation.

Ces deux dernières branches se développent en Chine, au Japon, en Corée, au Viet-nam.

QUESTION 19 :

Quelle est la morale enseignée par Bouddha pour améliorer la vie sociale ?


-  Réponse : Dans ses prédications, Bouddha a beaucoup parlé de la bonne conduite des moines et des laïcs dans la vie sociale. Dans ce cadre d’informations sommaire, nous nous contentons de citer les quatre vertus principales :
-  La bonté ou la volonté d’apporter de la joie aux autres.
-  La compassion ou la compréhension et la volonté de sauver les autres de leurs malheurs et de leurs souffrances.
-  La réjouissance en voyant la joie des autres qui viennent d’être sauvés de leurs malheurs et de leurs souffrances.
-  Le détachement de ce qu’on a fait pour les autres, c’est-à-dire ne pas en parler ni y penser.

Pour être plus simple, référons-nous au conseil du Bouddha à son fils Rahoula avant son entrée dans le Nirvana : "Est bien, tout ce que tu fais dans ton intérêt et dans l’intérêt des autres ; est mal, tout ce que tu fais contre ton intérêt et contre l’intérêt des autres ; et il faut être très prudent quand tu veux faire quelque chose dans l’intérêt des uns mais à l’encontre des autres."

Dans la pratique, chaque bouddhiste doit s’efforcer d’observer aussi strictement que possible les Cinq Préceptes suivants : *1 - Ne pas tuer. *2 - Ne pas voler. *3 - Ne pas commettre d’adultère. *4 - Ne pas mentir. *5 - Ne pas consommer de boissons alcooliques ni de drogues.

QUESTION 20 :

Le régime végétarien est-il obligatoire pour les bouddhistes ?


-  Réponse : En principe, rien n’est obligatoire dans le bouddhisme. D’habitude, pour se perfectionner, chaque bouddhiste fait le voeu d’observer certaines règles de vie selon ses possibilités ; chaque communauté bouddhique fixe des règles communes à suivre. Il en est de même pour le régime végétarien. Normalemet les bouddhistes suivent le régime végétarien un ou plusieurs jours par mois ; d’autres sont complètement végétariens.

Le régime végérarien bien sui vie et bien organisé ne peut qu’être bénéfique pour la santé.

QUESTION 21 :

Les bouddhistes croisent-ils à la magie et ou miracles ?


-  Réponse : On appelle magie ou miracle, tout phénomène inexplicable. Or, d’après l’enseignement bouddhique, rien n’est inexplicable. Quand ils ne savent pas expliquer un phénomèe, les bouddhistes se renseignent auprès des spécialistes, des sages, ou méditent pour trouver l’explication. S’ils ne trouvent pas l’explication aujourd’hui, ils espèrent la trouver un jour. C’est par la méditation que Bouddha lui-même et les grands maîtres bouddhistes ont découvert des explications étonnantes.

L’attitude des bouddhistes, devant un phénomène inexplicable, est une attitude réservée ; ils ne croient pas, ils ne nient pas, ils espèrent pouvoir trouver un jour l’explication quand leur méditation aura porté ses fruits.

QUESTION 22 :

Devant la complexité des religions existantes actuellement, comment pourrais-je choisir la meilleure ?


-  Réponse : Ayez confiance en vous-même. Ne vous laissez pas impressionner par les autres. Ne croyez pas aux choses inexplicables. Ecoutez, renseignez-vous, faites des recherches, réfléchissez, comparez : une bonne religion est une religion logique, rationnelle, conforme à la réalité, qui apporte le vrai bonheur à vous-même et aux autres.

QUESTION 23 :

Que faut-il faire pour devenir bouddhiste ?


-  Réponse : Il faut d’abord chercher à connaître la vie du Bouddha et à comprendre son enseignement(Dharma). Il faut fréquenter les temples bouddhiques pour chercher de plus amples informations sur ces deux sujets et pour vous habituer aux pensées et aux activités bouddhiques. Lorsque vous êtes convaincu de l’existence du Bouddha et de l’efficacité de son enseignement (Dharma) pour la paix et le bonheur, vous demanderez au maître, que vous respectez, de bien vouloir organiser pour vous une cérémonie d’ininitiation aux Trois Refuges.

Pendant cette cérémonie, vous aurez à dire au Maître que :
— Vous avez choisi Bouddha comme Refuge (c’est-à-dire que vous croyez à votre possibilité de devenir un Bouddha en suivant son exemple).
— Vous avez choisi le Dharma comme Refuge (c’est-à-dire que vous suivrez l’enseignement du Bouddha pour vous perfectionner et pour retrouver un jour votre vrai nature, le Dharma).
— Vous avez choisi le Sangha (Ordre des Moines) comme Refuge (c’est-à-dire que vous demanderez conseil au Sangha pour mieux comprendre l’enseignement du Bouddha, et que vous participerez à la subvention aux besoins du Sangha).
— Vous promettez de faire des efforts pour respecter les Cinq Préceptes selon vos possibilités.

Après cette cérémonie, vous serez devenu un bouddhiste laïc, un Upasaka ou une Upasika, avec un nom religieux donné par le Maître.

Je vous souhaite bon courage pour continuer votre investigation sur le bouddhisme car tout ce que je viens de vous exposer est encore très superficiel.

MINH THIEN




DEDICACE

Puissent les bienfaits, issus de cet ouvrage, quels qu’ils soient, contribuer à la libération et au bonheur des êtres innombrables, exauçant ainsi les voeux des maîtres compatissants.

 
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