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LA VRAIE PHYSIONOMIE DU BOUDDHISME

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Découvrir le Bouddhisme

LA VRAIE PHYSIONOMIE DU BOUDDHISME

Depuis toujours, en Europe comme en Amérique, on estime que le bouddhisme n’a apporté que quelques livres de foi dont le contenu consiste seulement à préconiser l’utilisation de quelques moyens provisoires en fonction du degré d’intérêt que manifeste telle population locale.

A la suite de quoi, on prétend que le bouddhisme est négatif, pessimiste, superstitieux et que sa philosophie est incertaine, imprécise. Par exemple, dans les livres de foi, il est dit que "notre vie n’est que misère et l’univers est non permanent", on déduit que le bouddhisme est pessimiste. Ou encore, "pour échapper à la succession des vies, il faut se tenir à l’écart de ce qui est matériel et s’attacher à supprimer tout désir", on y décèle également l’expression d’u négativisme du bouddhisme.

Il arrive que des personnes superstitieuses dans certaines pagodes installent des ex-voto, tirent des horoscope ; ce fut notamment le cas en Chine. On affirme alors que le bouddhisme comporte des superstitions.

Lorsqu’on lit dans les livres de foi que "les apparences et le néant ne font qu’un", on conclut que les principes philosophiques du bouddhisme sont incertains et imprécis et ne s’appuient pas sur des réalités.

Comprendre ainsi le bouddhisme, c’est le réduire à quelques rites ou à certains moyens qu’il utilise, c’est ignorer sa véritable essence.

I. LE BOUDDHISME EST DANS LA VIE

Après son éveil sous l’arbre de la bodhi, le Bouddha a consacré 45 ans de sa vie pour répandre partout son enseignement. Il a apporté le perfectionnement et le salut au monde. Et puisqu’il s’est efforcé, grâce à sa méthode, de ramener les humains dans la bonne voie, comment peut-on dire qu’il fuit la vie et qu’il est pessimiste ?

Mieux encore, le Bouddha a dit : "Si je ne vais pas en enfer, qui voudrait y aller !" C’est pourquoi erreurs, dans le but de sauver les êtres afin qu’il échappent à la succession des vies. Fidèles à cette manière de faire, les Bodhisattvas, disciples du Bouddha, se consacrent, eux aussi, au salut des autres.

Ainsi, le Bodhisattva Ksitigarbha (Dia Tang Bo Tat) a dit : "Tant qu’il y aura encore quelqu’un en enfer, je ne pourrais pas devenir Bouddha".

Le Vénérable Ananda (A-Nan) a dit aussi : "Tant qu’un homme ne sera pas sauvé, je ne pourrais pas accéder au Nirvana". Dans ces conditions, comment peut-on dire que le bouddhisme est pessimiste et en dehors de la vie ?

II. LE BOUDDHISME EST FOI ET NON SUPERSTITION

La foi dans le bouddhisme n’est pas seulement une question simplement sentimentale. Elle est basée sur la raison, l’observation et l’esprit critique. Le Bouddha a dit : "Il faut comprendre avant de croire. Si vous croyez en moi sans m’avoir compris, vous êtes dans l’erreur."

Dans le Kamala Surtra, un Brahmane (Pham chi)interrogea le Bouddha : "Vous dites que votre religion est la plus belle. Les autres en disent autant de la leur. Comment puis-je savoir laquelle suivre ?"

Le Bouddha répondit : " Vous ne devez pas croire d’emblée à ce que je vous dis, ni à ce que les autres vous ont dit. Ne croyez pas parce que tel maître ou tel missionnaire l’a dit. Ne croyez que si vous estimez que c’est conforme à la logique et à la vérité, et utile à vous comme aux autres, dans le présent comme dans le futur".

Le Brahmane se montra très satisfait de ce que le Bouddha lui avait dit. Une telle façon de croire ne relève pas de la superstition. Elle repecte la liberté, l’esprit critique de chacun.

III. LE BOUDDHA N’EST NI IMPRECIS, NI INCERTAIN

Il correspond aux réalités.

Le Bouddha est parvenu à l’évil lorsqu’il a atteint la perfection. Aussi sa compréhension de toutes choses correspond-elle toujours à la réalité.

Il y a 2 500 ans, il y avait l’habitude de dire, d’une part : "Il y a une infinité d’univers" et d’autre part "les univers sont aussi nombreux que tous ceux que vivent". On ne peut évaleur ni les uns ni les autres.

Bref, le Bouddha voulait dire qu’en dehors de l’univers qui est le nôtre, il y en a d’autres. Cette multiplicité des univers, la science vient de la constater.

D’autre part, le Bouddha disait que "dans un bol d’eau, il y a des millions de microbes". De nos jours, grâce au microscope, nous pouvons vérifier cette vérité. Le Bouddha disait aussi que "l’univers est constitué par la synthèse de ses multiples composants".

Cet enseignement du Bouddha était considéré, avant l’ère scientifique, comme autant de fantaisies et d’invraisemblances.

Mais maintenant, on reconnaît que cela correspond cent pour cent à la vérité.

Il existe d’autres enseignements du Bouddha que la science ne peut encore expliquer.

Mais elle le pourra un jour. C’est pourquoi, pour le bouddhisme, cette affirmation selon laquelle "la religion recule à mesure qu’avance la science" n’a pas de fondement.

IV. LE BOUDDHISME PRECONISE L’EGALITE ET REJETTE L’OPPRESSION DES CLASSES

Le Bouddha était le premier à dénoncer les inégalités de la société indienne de son époque. Il disait souvent :
— "A la naissance, personne ne porte aucun signe qui distingue le noble de celui qui ne l’est pas."

Bref, nous sommes tous égaux. Mieux encore, le Bouddha enseigna :
— "Je suis devenu Bouddha. Vous allez, vous aussi, devenir Bouddha parce que tous nous en avons la possibilité."

Ainsi, dès l’instant où chacun porte en lui cette possibilité de devenir Bouddha, personne ne peut se prétendre supérieur aux autres.

Non seulement le bouddhisme préconise l’égalité parmi les hommes mais il étend même cette égalité aux animaux. Ainsi, dans le Dharmaraksa Sutra on voit un chien, si malheureux soit-il, pourtant se réincarner en être humain parce qu’il a su se perfectionner. Seul le bouddhisme a poussé l’égalité jusqu’à ce point.

V. LE BOUDDHISME PRECONISE LA CHARITE ET L’OUBLI DE SOI

C’est parce que, parmi les hommes, l’on fait la distinction entre le soi et l’autre que sont nés les conflits, luttes et meurtres. Le bouddhisme préconise l’entraide, c’est-à-dire que chacun partage avec les autres les peines comme les joies. Ce partage de tout avec tous dépasse le genre humain, et englobe tout ce qui est vivant.

Le fait que les guerres se répandent sur toute la terre, n’est-il pas la conséquence de l’égoïsme et du manque de charité ? La paix ne reviendra sur terre que le jour où tous pratiqueront à un degré correct le principe de la charité universelle.

Bref, la vraie physionomie du bouddhisme est la suivante :
— Ne pas s’éloigner de la vie mais être dans la vie.
— Avoir la vraie foi et non pas la superstition.
— Prendre en considération les réalités.
— Respecter l’égalité parce que chacun a la possibilité de devenir Bouddha.

C’est cette physionomie là qu’il convient de donner au bouddhisme lorsqu’on le répand dans le monde.



DEDICACE

Puissent les bienfaits, issus de cet ouvrage, quels qu’ils soient, contribuer à la libération et au bonheur des êtres innombrables, exauçant ainsi les voeux des maîtres compatissants.

 
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